Mesdames, mesdemoiselles, messieurs…

La IIIe Université d’hiver de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X aura lieu du 25 au 27 février 2022 (accueil à partir de 18h00) à l’école Saint-Michel, domaine de la Martinerie (36130, Montierchaume). Retenez les dates dès maintenant !

« L’Histoire est écrite par les vainqueurs », disent les historiens, soulignant la difficulté de garder une véritable neutralité dans le récit des événements passés. Les vainqueurs, par définition, ont le pouvoir de raconter leurs actions sous un angle flatteur, quitte à s’arranger avec la réalité. Ce phénomène assez naturel correspond bien à la vanité humaine, vieille comme le monde, et qui mourra après lui.

Mais de nos jours cette réécriture a pris un tour nouveau, bien moins naturel, et bien plus inquiétant. Sous le masque hypocrite de la bonne conscience, un petit nombre de censeurs s’est élevé aux Etats-Unis pour dénoncer ce qu’ils appellent les « inégalités sociales ». Au nom de cette expression aussi douteuse que leurs intentions, ces juges autoproclamés se permettent, non plus simplement de réinterpréter certains aspects de l’Histoire de leur pays, mais d’effacer purement et simplement des pans entiers de l’Histoire de tous les pays, répandant leur délire névrotique de par le monde.

Rien n’échappe à leur massacre : au nom du progrès et de la justice sociale, tout ce qui les dérange est appelé à disparaître. Tout ce qui rappelle la nature et donc la fin de l’homme, tout ce qui peut servir de repère à sa conduite, tout ce qui peut symboliquement porter atteinte à ses « droits » supposés, est menacé de mort. Ils ont déjà commencé : déboulonnage de statues des héros du passé, disparition de certaines périodes de l’enseignement scolaire, effacement culturel de l’art des Anciens, trop dépendant du réel à leur goût, destruction, enfin, des traditions. Il est tellement plus facile de nier que de discuter. Ce qu’ils veulent, c’est un individu coupé de ses racines, un homme-tronc, sans souche ni faîte, sans queue ni tête, « libre » d’être ce qu’il veut, pour pouvoir enfin jouir sans entrave.

Ce « wokisme », dernier relent des mouvements de mai 1968, peut-être le plus lâche de tous, ne connaît pas de limite, et ne s’arrêtera pas tant qu’on ne lui opposera pas de résistance. Comment caractériser cette mouvance subversive ? Comment lutter contre un ennemi aussi insaisissable, qui ne frappe que dans le dos, et par surprise ?

N’hésitez pas à consulter le programme sur la page dédiée.

Il est des combats qui appartiennent aux héros du passé, et que nous aimons parfois nous rappeler. Poitiers, Orléans, Lépante, Vienne, la Vendée… Autant de témoins du courage héroïque de nos ancêtres.

Il est d’autres combats, plus récents, de résistance aux dérives du monde moderne. Le pontificat de saint Pie X, l’œuvre de la Cité catholique, le combat de la Tradition, ou encore de l’école libre… Autant de témoins de la fidélité vigoureuse de nos aînés.

Et puis il est d’autres combats. Les nôtres. Ceux d’une génération marquée par la destruction de la famille, du mariage, de la filiation, et jusqu’à la destruction de l’identité individuelle. Des combats difficiles, comme ceux de nos aînés, comme ceux de nos ancêtres. Des combats exigeants, de cette exigence qui caractérise les nobles causes. Des combats parfois terrifiants, à la mesure de la haine mortelle que nous voue l’ennemi. Ces combats, par nature incertains, seuls des aventuriers accepteront de les mener. Plus le temps passe, plus la défaite semble acquise. Plus le nombre de nos forces diminue. Plus la résignation nous gagne. Et pourtant… à chaque époque, chaque combat mené par nos aînés présentait les mêmes obstacles, les mêmes menaces. Il a suffi d’un petit nombre de meneurs et de la hardiesse de leurs amis pour gagner les victoires, limiter les défaites, et toujours, toujours, préserver et transmettre le trésor de leur Foi, ce qui constitue la plus grande des victoires.

La question, aujourd’hui, n’est pas de savoir si le combat sera gagné, mais s’il y aura des aventuriers pour le mener. Les défis de notre temps ne sont que les nouvelles vagues d’un combat plus large, mais ce sont celles auxquelles nous devons faire face aujourd’hui. Là où nous sommes. Avec le petit territoire à protéger qui est le nôtre. Avec notre entourage à réveiller, à convertir, ou du moins à éclairer.

Les Universités de la FSSPX ne sont pas le lieu du combat. Elles sont une étape de préparation, de formation, de fortification. Elles sont une base arrière, forte de ses formateurs, de l’unité de ses participants, et bien sûr de ses temps de prière. Elles sont une poignée de jours, courts, stimulants, énergisants, où voudront bien se retrouver les aventuriers en quête de force et de sens.

Vous êtes le bienvenu. Nous vous attendons, et nous vous accueillerons avec joie. Votre présence sera intellectuellement enrichissante pour vous et pour nous. N’hésitez pas à réserver votre séjour : la date approche !

Cher ami, à très bientôt !

L’équipe organisatrice, à votre service

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Nous avons conscience d’être aujourd’hui les détenteurs du plus bel héritage qui soit : le testament de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

« Recevoir pour transmettre », tel est le but des Universités de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Il s’agit pour les participants de s’armer doctrinalement et spirituellement, dans une ambiance conviviale, pour ensuite devenir apôtres dans leur milieu.